Les orientations scientifiques

Nos 4 AXES de recherche :

Le Groupe de recherche et d'observation sur les usages et cultures médiatiques s'articule suivant 4 axes

Axe 1 : Observation critique des « contenus » médiatiques

Information

  • Le journalisme professionnel : la « presse traditionnelle » avec ses pendants Web
  • Le « journalisme » citoyen et/ou communautaire

Fiction

  • la télévision
  • le cinéma
  • les jeux

Publicité

  • les contenus
  • les stratégies

Axe 2 : Pouvoir citoyen et médias

Comment s'exprime le pouvoir citoyen dans les médias et à l'endroit de ces derniers? Qui défend aujourd'hui l'intérêt public dans le monde médiatique et comment cela se fait-il ?

Axe 3 : Éducation critique aux médias

Observation des programmes et des pratiques d'éducation critique aux médias, notamment à Internet, dans la formation des enseignants et dans la formation des jeunes. Questions et débats sur les conditions gagnantes pour favoriser l'éducation critique aux médias chez les jeunes et chez les adultes.

Axe 4 : Prospective : avenir des usages et cultures médiatiques

Tendances lourdes, faits porteurs d'avenir, scénarios possibles.

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Un choix d'objet : l'étude des usages

Le GRM privilégie l'étude des pratiques et des usages des médias et des technologies d'information et de communication (TIC) dans un contexte de vie quotidienne. L'étude des usages se situe à la croisée de trois types de préoccupations : l'analyse de la communication médiatisée, l'histoire sociale des sciences et des techniques, la sociologie des modes de vie. Il postule que les contenus diffusés via un support particulier ou les répercussions sociales d'une invention technique en communication ne prennent vraiment sens qu'à travers ce que les usagers font de ces messages, de ces médias ou avec ces inventions techniques. En conséquence, il accorde une attention particulière d'une part, aux pratiques de réception des usagers et d'autre part, aux stratégies d'appropriation sociale des médias traditionels et des nouveaux médias déployées par les groupes et les individus.

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 Un choix théorique : une démarche critique

Les perspectives pratiques et théoriques du GRM s'inscrivent fondamentalement dans un parti pris critique. Par ce postulat, il souhaite signifier d'une part, que ses travaux de recherche sont en cohérence et en continuité avec les traditions intellectuelles critiques en sciences sociales (de l'École de Francfort aux courants pluriels des Cultural Studies); d'autre part, il soutient que le travail des intellectuels aujourd'hui ne peut se limiter à tracer un portrait empirique de l'existant. À travers l'analyse de données recueillies dans des lieux concrets et spécifiques, la démarche des intellectuels critiques implique, pour le GRM, une orientation du regard vers des alternatives sociales possibles aux situations existantes. Le travail critique suppose l'articulation entre d'un côté, le texte des descriptions fines, nuancées, microsociologiques des pratiques et des usages -- portraits composées à partir d'observations ethnographiques de première main recueilies sur le terrain -- et de l'autre, le contexte, i.e. un ensemble de dimensions davantage macrosociologiques (politique, idéologique, économique) susceptibles de faire parler le matériel dans un autre ordre de significations. Ainsi les observations de la parole des acteurs individuels et sociaux sont-elles situées en regard d'un contexte interprétatif plus large.

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 Un choix méthodologique : le paradigme interprétatif

" (Le chercheur s'astreint) à suivre les acteurs au plus près de leur travail interprétatif (...). Il prend au sérieux leurs arguments et les preuves qu'ils apportent, sans chercher à les réduire ou à les disqualifier en leur opposant une interprétation plus forte. " (Luc Boltanski, L'Amour et la Justice comme compétences, 1990)

" ...Avant qu'il n'ait prononcé un mot, l'ethnographe est inscrit dans un rapport de forces, au même titre que quiconque prétend parler. " (Jeanne Favret-Saada, Les mots, la mort, les sorts, 1984)

Les méthodes qualitatives sont de plus en plus utilisées dans le domaine des recherches en communication, en particulier depuis les années 1980. Ces choix méthodologiques dans notre discipline sont en résonance avec le mouvement plus large de " basculement de paradigme " que connaissent les sciences humaines depuis plus de deux décennies, virage épistémologique que pourrait symboliser la fin de l'hégémonie de la pensée structuraliste depuis la moitié des années soixante-dix. Les approches structuralistes (et autres " approches paradigmatiques totalisantes ") se fondaient sur une " philosophie du soupçon " donnant à l'analyste pour finalité scientifique ultime, la tâche de faire apparaître les structures déterminantes inconscientes ou encore, de débusquer l'idéologie présente implicitement dans le discours des acteurs, idéologie qui les empêchait soi-disant de reconnaître les causes profondes expliquant " véritablement " leurs conditions.

Au contraire, le paradigme interprétatif invite les observateurs du social à adopter une posture essentiellement descriptive et anti-réductionniste. Il s'agit de se mettre sérieusement à l'écoute de la parole des acteurs. Cette prise en compte du dire des acteurs ne signifie pas que l'analyste souhaite s'effacer complètement pour laisser toute la place aux acteurs dans l'explication de leurs propres situations. L'observateur cherche plutôt à s'ouvrir d'abord largement -- avec le moins de préjugés ou de pré-jugements possibles -- à l'explicitation du sens que les acteurs donnent aux situations dans lesquelles ils se trouvent. Or, contrairement à la posture qui attribue a priori à l'observateur l'autorité du regard de dernière instance dans l'explication du réel, la posture interprétative situe plutôt le regard du chercheur dans une position de relative complémentarité -- en interaction -- avec le regard des acteurs situés. La description des phénomènes et des situations sera ainsi produite -- dialogiquement -- à travers la séquence d'interactions entre observateurs et observés. Nous avons privilégié le regard ethnographique dans plusieurs de nos travaux, posture qui suppose l'intégration de l'observateur dans le champ de l'observation (reflexivité).

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